{"id":639,"date":"2020-04-10T14:50:16","date_gmt":"2020-04-10T12:50:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.smnf.fr\/?page_id=639"},"modified":"2020-04-26T11:32:27","modified_gmt":"2020-04-26T09:32:27","slug":"sites-prospectes-du-pas-de-calais","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.smnf.fr\/index.php\/sites-prospectes-du-pas-de-calais\/","title":{"rendered":"Sites prospect\u00e9s du Pas-de-Calais"},"content":{"rendered":"\n<div style=\"height:26px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong><a id=\"boulogne\"><\/a><span style=\"font-size: 14pt; background-color: #ffffff; color: #bf1e1e;\">For\u00eat domaniale de Boulogne-sur-Mer <br><\/span><\/strong>Le massif couvre 2018 ha, ce qui en fait le plus vaste ensemble forestier du Boulonnais ; malgr\u00e9 la proximit\u00e9 de la mer, l\u2019hygrom\u00e9trie atmosph\u00e9rique importante et diverses particularit\u00e9s conf\u00e8rent \u00e0 tout le Boulonnais une tonalit\u00e9 submontagnarde. l\u2019altitude du massif varie de 45 \u00e0 135 m (moyenne : 70 m) : le relief est caract\u00e9ris\u00e9 par un ensemble de buttes et de mamelons bord\u00e9s de replats et de plateaux qui se prolongent par des versants \u00e0 pentes accentu\u00e9es, entaill\u00e9es par de nombreux vallons \u00e9troits, profond\u00e9ment encaiss\u00e9s et parcourus par de nombreux ruisseaux permanents ou temporaires. D\u2019un point de vue g\u00e9ologique, ce sont les s\u00e9diments secondaires qui dominent largement, en particulier du Jurassique (calcaires, gr\u00e8s, argiles et marnes).<br><strong>parcelles 14-15 : <\/strong>Les Blangiaux <strong><br><\/strong>La parcelle 15 pr\u00e9sente un ourlet pr\u00e9forestier neutrocalcicole int\u00e9ressant. Elle se compose d\u2019un taillis hygrophile, avec une petite b\u00e9tulaie inondable \u00e0 sphaignes et surtout d\u2019un ensemble de milieux forestiers m\u00e9so-hygrophiles relativement calcicoles, ce qui est assez rare dans le massif. Les taillis y sont parfois assez denses.<strong> <br>Parcelles 23-28 : <\/strong>Carrefour de la Croix Ansel<br>A droite de la route foresti\u00e8re de Villeneuve, on trouvera (parcelle 23) une belle f\u00fbtaie de h\u00eatres (<em>Fagus<\/em>) (formation rare dans les for\u00eats du Boulonnais). Les parcelles 24, 25, 26, permettent de descendre progressivement vers un bas-fond humide, argilo-calcaire et souvent boueux, avec d\u2019assez nombreuses branches mortes au sol&nbsp;; une aulnaie mar\u00e9cageuse \u00e0 <em>Oenanthe aquatica <\/em>se trouve en parcelle 24. Le couvert est constitu\u00e9 de fr\u00eanes (<em>Fraxinus<\/em>), aulnes (<em>Alnus<\/em>), quelques bouleaux (<em>Betula<\/em>)\u2026 Le point le plus bas se situe entre les parcelles 26 et 27. Le retour, par les parcelles 27, 28 et 29 permet de rencontrer des aulnes (<em>Alnus<\/em>), des ch\u00eanaies-charmaies (<em>Querco-Carpinetum<\/em>) argilo-calcaires riches en petites esp\u00e8ces de champignons int\u00e9ressants, des ch\u00eanaies-fr\u00eanaies-aulnaies \u00e0 <em>Carex pendula<\/em> et fr\u00eanaies (<em>Fraxinus<\/em>) \u00e0 mercuriales.<strong><br><\/strong><strong>Parcelles 42-44, 47-48&nbsp; <\/strong>M.F. de Bellewatine<br>La parcelle 43 est une ch\u00eanaie-charmaie, parsem\u00e9e de magno-cari\u00e7aies \u00e0 <em>Carex pendula<\/em>. La parcelle 44 est plus herbeuse mais int\u00e9ressante dans la premi\u00e8re partie. Elle renferme quelques h\u00eatres (<em>Fagus<\/em>), quelques m\u00e9l\u00e8zes (<em>Larix<\/em>). Un ruisseau assez profond coupe ces parcelles. Apr\u00e8s un chemin carrossable (Chemin forestier du Pont Pierreux), la parcelle 47 est constitu\u00e9e d\u2019\u00e9pic\u00e9as (<em>Picea<\/em>) et bord\u00e9e d\u2019un manteau nitrophile \u00e0 sureaux (<em>Sambucus<\/em>). Le point le plus \u00e9lev\u00e9 de la parcelle 47 est occup\u00e9 par une petite d\u00e9pression tourbeuse \u00e0 sphaignes (malheureusement en partie encombr\u00e9e de ronces). La parcelle 48 est constitu\u00e9e de feuillus et d\u2019\u00e9pic\u00e9as m\u00eal\u00e9s et la parcelle 46, assez riche en \u00e9rables (<em>Acer<\/em>), est encombr\u00e9e de branches tomb\u00e9es. Pour le retour, les parcelles 42 et 43 sont constitu\u00e9es de feuillus m\u00eal\u00e9s (<em>Alnus<\/em>, <em>Fraxinus<\/em>, <em>Fagus<\/em>, <em>Prunus spinosa<\/em>, <em>Acer campestre<\/em>\u2026).<br><strong>Parcelles 93-102&nbsp; : <\/strong>Chemin des Celtes \/ Les Pierres&nbsp; <br>Le chemin des Celtes est une laie carrossable, bord\u00e9e de manteaux et d\u2019ourlets forestiers assez vari\u00e9s et int\u00e9ressants, riches en arbustes et herbac\u00e9es plut\u00f4t rares, avec \u00e9galement des m\u00e9gaphorbiaies \u00e0 <em>Equisetum telmateia<\/em>. Les parcelles elles-m\u00eames sont vari\u00e9es, leur alignement traversant un gradient g\u00e9ologique et topographique assez complexe. On y trouvera par exemple, aux c\u00f4t\u00e9s de divers groupements de surface restreinte, des surfaces plus importantes d\u2019aulnaies-fr\u00eanaies, dans les vallons, de ch\u00eanaie-fr\u00eanaie \u00e0 <em>Oxalis acetosella<\/em>, et surtout de ch\u00eanaie-fr\u00eanaie-charmaie m\u00e9lang\u00e9e hygro-neutrocline, \u00e0 <em>Mercurialis perennis <\/em>(groupement le plus r\u00e9pandu sur le massif).<strong><br><a id=\"desvres\"><\/a>Parcelles 108-120 : <\/strong>Chemin des Celtes \/ Les Br\u00fbleries<br>Le chemin des Celtes est une laie carrossable, bord\u00e9e de <strong>manteaux <\/strong>et d\u2019<strong>ourlets forestiers <\/strong>assez vari\u00e9s et int\u00e9ressants, riches en arbustes et herbac\u00e9es plut\u00f4t rares, avec \u00e9galement des <strong>m\u00e9gaphorbiaies \u00e0 <em>Equisetum telmateia<\/em><\/strong>. Les parcelles elles-m\u00eames sont vari\u00e9es, leur alignement traversant un gradient g\u00e9ologique et topographique assez complexe. On y trouvera par exemple une <strong>lande-ourlet m\u00e9sohygrophile <\/strong>\u00e0 callune, molinie et <em>Carex binervis<\/em> (parcelle 110), une <strong>aulnaie-b\u00e9tulaie pubescente<\/strong> \u00e0 <em>Luzula sylvatica<\/em> (110) et des surfaces plus importantes d\u2019<strong>aulnaies-fr\u00eanaies<\/strong>, dans les vallons, de <strong>ch\u00eanaie-fr\u00eanaie<\/strong> \u00e0 <em>Oxalis acetosella<\/em>, et surtout de <strong>ch\u00eanaie-fr\u00eanaie-charmaie m\u00e9lang\u00e9e hygro-neutrocline<\/strong>, \u00e0 <em>Mercurialis perennis <\/em>(groupement le plus r\u00e9pandu sur le massif). Une parcelle (108) est \u00e9galement plant\u00e9e de <strong>Douglas<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: 14pt; color: #bf1e1e;\"><strong>For\u00eat domaniale de Desvres <\/strong><\/span><span style=\"font-size: 14pt; color: #bf1e1e;\"><strong><br><\/strong><\/span>La for\u00eat de Desvres couvre 1150 ha, \u00e0 cheval sur les communes de Desvres, Cremarest et Bournonville. Elle se situe \u00e0 la limite orientale de la fosse du Boulonnais, \u00e0 15 km de la mer. Les altitudes varient de 40 \u00e0 134 m ; une s\u00e9rie de hauts points, de plus de 100 d\u2019altitude, sont dispos\u00e9s en fer \u00e0 cheval ouvert vers l\u2019ouest.Le climat est nettement maritime, doux et humide, avec de tr\u00e8s faibles \u00e9carts de temp\u00e9rature (temp\u00e9rature moyenne annuelle : 10 \u00b0C). Les pr\u00e9cipitations sont abondantes (pr\u00e8s de 1200 mm\/an), fr\u00e9quentes et bien r\u00e9parties dans l\u2019ann\u00e9e. L\u2019\u00e9tat hygrom\u00e9trique de l\u2019air est toujours \u00e9lev\u00e9, m\u00eame en \u00e9t\u00e9. L\u2019\u00e9rosion a mis a nu des terrains jurassiques et primaires, cern\u00e9s par le Cr\u00e9tac\u00e9 de l\u2019Artois, localis\u00e9 sur les points hauts et recouverts, par endroits, par des placages de limons. Ces \u00e9tages se distinguent mal sur le terrain, chacun comportant \u00e0 la fois des argiles, des marnes, et m\u00eame des gr\u00e8s.<br>Dans l\u2019\u00e9tat actuel des connaissances, la for\u00eat de Desvres est la plus riche du Nord \u2013 Pas-de-Calais, avec <strong>plus de 1000 esp\u00e8ces fongiques recens\u00e9es<\/strong>. Hormis quelques peuplements artificiels de r\u00e9sineux (<strong>pins sylvestres et \u00e9pic\u00e9as<\/strong>), sur les plateaux sableux de la Haute-For\u00eat surtout, on trouve essentiellement une <strong>ch\u00eanaie-fr\u00eanaie <\/strong>bien repr\u00e9sent\u00e9e (le fr\u00eane est l\u2019essence dominante de la for\u00eat), avec de nombreuses variantes hydriques et trophiques&nbsp;; \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cet habitat typique de Desvres, on trouve \u00e9galement des <strong>ch\u00eanaies<\/strong>, des <strong>h\u00eatraies m\u00e9sotrophes <\/strong>et des <strong>aulnaies-fr\u00eanaies<\/strong>. <br><strong>Parcelles 28-30 : <\/strong>Laie des Huit Ch\u00eanes<br>Cette laie traverse une belle <strong>f\u00fbtaie de h\u00eatres <\/strong>(un peu perturb\u00e9e par la coupe des conif\u00e8res qui la jouxtaient). Apr\u00e8s la Laie des Huit Ch\u00eanes, on passe dans un taillis sous f\u00fbtaie (belle <strong>ch\u00eanaie-charmaie<\/strong>) <strong>humide<\/strong>, riche en esp\u00e8ces diverses. On passera \u00e9galement \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate d\u2019une superbe <strong>tourbi\u00e8re \u00e0 sphaignes, osmondes et bouleaux<\/strong>, qu\u2019il conviendra d\u2019aborder avec prudence (trous). Ce secteur argilo-calcaire boueux se prolonge \u00e0 proximit\u00e9 de la lisi\u00e8re de la for\u00eat&nbsp;; les <strong>\u00e9rables <\/strong>y sont assez nombreux par endroits, ainsi que les <strong>magno-cari\u00e7aies \u00e0 fr\u00eanes<\/strong>. On pourra obliquer vers la droite, pour remonter vers le c\u0153ur de la for\u00eat vers la fin de la parcelle 29. On abordera alors une <strong>ch\u00eanaie plus m\u00e9sophile<\/strong>, avec cependant quelques secteurs tr\u00e8s mouill\u00e9s. Le chemin du retour traverse ou longe \u00e9galement des parcelles enr\u00e9sin\u00e9es (<strong>pin\u00e8des <\/strong>essentiellement). La parcelle 26, en principe hors du circuit mais \u00e9ventuellement accessible en fin de parcours, renferme une belle h\u00eatraie et des secteurs boueux tr\u00e8s int\u00e9ressants. <br><strong>Parcelles 31-37 : <\/strong>Le Pille Bois<br>L\u2019acc\u00e8s se fait par une f\u00fbtaie de ch\u00eanes avec quelques h\u00eatres puis rapidement par un taillis de charmes sous strate plus \u00e9lev\u00e9e de ch\u00eanes, sur m\u00e9somull&nbsp;; \u00e0 droite du chemin, il s\u2019agit d\u2019une f\u00fbtaie de pins atteignant 20 m de hauteur. Ce secteur enr\u00e9sin\u00e9 se poursuit jusqu\u2019\u00e0 la parcelle 34, sous divers aspects, avec \u00e9galement une zone coup\u00e9e et perturb\u00e9e en parcelle 32 (\u00e0 \u00e9viter si possible). Vers la gauche du chemin (Laie du Haut Crocq), on trouvera des zones tourbeuses, avec d\u2019int\u00e9ressantes parcelles \u00e0 sphaignes et osmondes. Plus pr\u00e8s de la route d\u00e9partementale, on trouve des charmilles argilo-calcaires boueuses, profond\u00e9ment entaill\u00e9es de ruisseaux, au long et aux environs desquels se d\u00e9veloppent des m\u00e9gaphorbiaies intraforesti\u00e8res et des magno-cari\u00e7aies \u00e0 fr\u00eanes et aulnes. En parcelle 35 se trouve une assez belle h\u00eatraie. La parcelle 36 laisse \u00e0 nouveau la place aux conif\u00e8res (pins et \u00e9pic\u00e9as), avec quelques Sitkas. La parcelle 37 fait transition avec les milieux rencontr\u00e9s sur le circuit D1 (charmille \u00e0 ch\u00eanes et quelques h\u00eatres, plus a\u00e9r\u00e9e puis plus humide). <strong><br>Parcelles 43-38 : <\/strong>chemin de la Drouille <br>Cette partie de la for\u00eat est constitu\u00e9e de <strong>ch\u00eanaies<\/strong>, m\u00eal\u00e9es essentiellement de fr\u00eanes, sur mull. La <strong>ch\u00eanaie-fr\u00eanaie <\/strong>est parfois parsem\u00e9e de h\u00eatres, avec quelques merisiers, bouleaux et autres feuillus tels que charmes, formant des faci\u00e8s de <strong>ch\u00eanaie-charmaie <\/strong>bien d\u00e9velopp\u00e9s par endroits. Le <strong>sol est g\u00e9n\u00e9ralement humide<\/strong>, avec des <strong>secteurs plus m\u00e9sophiles<\/strong>. Des <strong>taillis <\/strong>assez denses <strong>de charmes <\/strong>m\u00eal\u00e9s (parcelle 41) jouxtent une parcelle coup\u00e9e depuis plusieurs ann\u00e9es (parcelle 40), au milieu de laquelle subsiste une bande form\u00e9e de <em>Salix<\/em>, <em>Rhamnus<\/em>, <em>Fraxinus<\/em>, <em>Alnus<\/em>, <em>Betula<\/em>\u2026 Vers la fin du circuit (parcelles 37 et 38, on rencontre des parcelles enr\u00e9sin\u00e9es anciennes (arbres d\u00e9passant 30 m), avec des <strong>\u00e9pic\u00e9as <\/strong>(<em>Picea<\/em>) et des <strong>pins <\/strong>(<em>Pinus<\/em>), dans une ambiance beaucoup plus acide, sur mor&nbsp;; les <strong>callunes <\/strong>indiquent clairement ce changement d\u2019ambiance. <br><strong>Parcelles 50-52 : <\/strong>Haute-For\u00eat, Ruisseau de la Cailleuse <br>Les parcelles 50 et 52 de la Haute-For\u00eat de Desvres sont assez faciles d\u2019acc\u00e8s mais, une fois sur place, on y circule tr\u00e8s mal, \u00e9tant donn\u00e9e leur structure, en taillis assez dense sur sol boueux. Il s\u2019agit de groupements assez originaux de <strong>fr\u00eanaie-charmaie<\/strong>, de <strong>ch\u00eanaie-boulaie<\/strong>, de <strong>fr\u00eanaie-aulnaie<\/strong>\u2026 On y trouve de tr\u00e8s nombreuses esp\u00e8ces int\u00e9ressantes, souvent de petite taille. La parcelle 53, par laquelle on acc\u00e8de \u00e0 ce site, est souvent assez riche en cortinaires divers. <br><strong><a id=\"ecault\"><\/a>Parcelles 62-63 : <\/strong>Basse-For\u00eat ; Ch\u00eane \u00e0 Huit Bras <br>Le ch\u00eane \u00e0 Huit Bras n\u2019en pr\u00e9sente plus que 7 depuis 1935&nbsp;; il mesure 23 m de haut. On le trouvera dans la parcelle 63, au bord du layon d\u2019acc\u00e8s. Cette parcelle est un taillis sous futaie de type <strong>ch\u00eanaie-charmaie<\/strong>, avec de nombreux <strong>bouleaux<\/strong>, houx, sorbiers, ainsi que quelques \u00e9rables. On y trouve \u00e9galement une <strong>fr\u00eanaie-charmaie<\/strong>, \u00e9galement riche en bouleaux, ch\u00e8vrefeuilles, <strong>groseilliers <\/strong>rouges, etc\u2026 Le sol est plut\u00f4t humide, avec un humus de type m\u00e9somull \u00e0 eumull. La parcelle 62 est un peu plus fra\u00eeche, avec une <strong>fr\u00eanaie-aulnaie <\/strong>riche en bouleaux et en <strong>saules <\/strong>Marsault qui avoisine une ch\u00eanaie-charmaie proche de la pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span style=\"font-size: 14pt;\"><span style=\"color: #bf1e1e;\">For\u00eat domaniale d\u2019\u00c9cault<\/span><br><\/span><\/strong>La for\u00eat d\u2019\u00c9cault est le r\u00e9sultat du travail d\u2019une famille, propri\u00e9taire des lieux depuis le XVIII<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, pour valoriser un milieu dunaire aride, soumis \u00e0 une dynamique \u00e9olienne intense. A partir de 1850, on a tent\u00e9 de fixer les dunes \u00e0 l\u2019aide de diverses essences, r\u00e9sineuses (pins maritimes et plus r\u00e9cemment pins laricio ou ifs) mais aussi feuillues (ch\u00eanes divers \u2013 ch\u00eane p\u00e9doncul\u00e9, mais aussi ch\u00eane vert ou ch\u00eane tauzin, etc.). Ces tentatives vari\u00e9es donnent au massif sa remarquable diversit\u00e9 actuelle. L\u2019\u00c9tat a acquis une partie du domaine en 1983, ce qui a donn\u00e9 la for\u00eat domaniale actuelle. Cette partie couvre 315 ha, le reste du domaine (150 ha) est devenu propri\u00e9t\u00e9 du Conservatoire du Littoral.<br>La for\u00eat est \u00e9tablie sur des sables plaqu\u00e9s sur d\u2019anciennes falaises jurassiques. On passe de 0 \u00e0 100 m d\u2019altitude, avec une diversit\u00e9 stationnelle importante et une microtopographie tourment\u00e9e. La gestion actuelle favorise les essences qui r\u00e9g\u00e9n\u00e8rent facilement, feuillues ou r\u00e9sineuses, et porte une attention particuli\u00e8re \u00e9galement aux formations arbustives typiques des milieux dunaires qui sont prot\u00e9g\u00e9es, autant que faire se peut, de la fr\u00e9quentation. Ce massif est int\u00e9ressant, sur le plan mycologique, par la combinaison d\u2019ambiances foresti\u00e8res et dunaires. Les champignons y sont nombreux et vari\u00e9s. <br><strong>Chemin des Vaches :<\/strong> il nous m\u00e8ne au travers d\u2019habitats tr\u00e8s vari\u00e9s : sous-bois de <strong>conif\u00e8res divers <\/strong>et de <strong>feuillus<\/strong>, <strong>peupleraies<\/strong>, <strong>clairi\u00e8res sableuses moussues et fourr\u00e9s dunaires <\/strong>\u00e0 argousiers, tro\u00ebnes, sureaux, <strong>pelouses <a id=\"guines\"><\/a>sur sable <\/strong>plus ou moins affines aux groupements naturels des dunes littorales, <strong>m\u00e9gaphorbiaies<\/strong>, etc. Certains secteurs sont \u00e9galement un peu <strong>rud\u00e9ralis\u00e9s <\/strong>et abritent des esp\u00e8ces de champignons int\u00e9ressants. Un des int\u00e9r\u00eats de ce site est de proposer une tr\u00e8s grande vari\u00e9t\u00e9 de milieux sur un espace restreint.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: 14pt; color: #bf1e1e;\"><strong>Dunes d\u2019\u00c9cault : <\/strong>Sentier de la B\u00e9casse<\/span> <span style=\"color: #bf1e1e;\">[EDEN 62]<\/span><br>Les dunes d\u2019\u00c9cault sont la propri\u00e9t\u00e9 du Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres et sont g\u00e9r\u00e9es par EDEN 62 (voir aspect historique sous la rubrique \u00ab&nbsp;For\u00eat d\u2019\u00c9cault&nbsp;\u00bb, plus haut). Longtemps tr\u00e8s marqu\u00e9 par la fr\u00e9quentation de divers publics (campings, etc.), le site est aujourd\u2019hui g\u00e9r\u00e9 de mani\u00e8re \u00e0 valoriser ses potentiels naturels. Les sols sont des ar\u00e9nosols ou des r\u00e9gosols dunaires, acides en surface, sauf aux endroits o\u00f9 les d\u00e9p\u00f4ts sont les plus r\u00e9cents et constitu\u00e9s de sables enrichis en d\u00e9bris coquilliers. Le climat est oc\u00e9anique, avec une humidit\u00e9 atmosph\u00e9rique \u00e9lev\u00e9e et constante. On y trouve, outre les habitats dunaires de proximit\u00e9 de la mer (<strong>dune blanche, dune noire, fourr\u00e9s dunaires<\/strong>), des pelouses rases acides \u00e0 th\u00e9rophytes, des <strong>fourr\u00e9s humides <\/strong>sur sables un peu <strong>rud\u00e9ralis\u00e9s <\/strong>et nitrophiles, des boisements divers, parmi lesquels on remarquera des essences tr\u00e8s inhabituelles dans la r\u00e9gion&nbsp;: <em>Quercus tauza<\/em>, <em>Quercus ilex<\/em> !<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><span style=\"color: #bf1e1e;\">For\u00eat domaniale de Gu\u00eenes<\/span> <br><\/strong><\/span>La for\u00eat de Gu\u00eenes couvre 806 ha ; elle a appartenu aux rois d\u2019Angleterre avant de devenir royale en 1558. Elle a le statut de for\u00eat domaniale depuis la r\u00e9volution de 1789. Elle est situ\u00e9e dans la r\u00e9gion des \u00ab Collines d\u2019Artois \u00bb, sur le versant nord-est de l\u2019anticlinal de l\u2019Artois, \u00e0 une altitude variant de 35 \u00e0 160 m. Elle pr\u00e9sente des lignes de plus grande pente orient\u00e9es SW-NE, qui donnent une succession de d\u00e9pressions parall\u00e8les s\u00e8ches, aucun ruisseau ne parcourant le massif. De ce fait, les d\u00e9p\u00f4ts limoneux sont tr\u00e8s \u00e9pais dans ces d\u00e9pressions Les sols sont plut\u00f4t riches, basiques \u00e0 neutrophiles, avec des humus de type eumull, moyennement frais. On y rencontre essentiellement des h\u00eatraies m\u00e9sophiles s\u00e8ches (420 ha) et des h\u00eatraies m\u00e9sophiles \u00e0 mercuriale (360 ha). Des parcelles ont \u00e9t\u00e9 enr\u00e9sin\u00e9es \u00e0 la suite de l\u2019extraction massive de bois au cours des derni\u00e8res guerres.<br>La for\u00eat de Gu\u00eenes est bien diff\u00e9rente des for\u00eats de la Fosse boulonnaise mais pr\u00e9sente \u00e9galement bien des attraits mycologiques. On y recense actuellement environ <strong>650 esp\u00e8ces. <\/strong>Quelques esp\u00e8ces remarquables y trouvent leur unique station r\u00e9gionale. <br><strong>Parcelles 17-18 ; 25-26 : <\/strong>Laie du Fond de Justice <br>Ces parcelles se divisent en deux ensembles. Le premier (17-18) est un remarquable <strong>taillis sous f\u00fbtaie \u00e0 dominance de fr\u00eanes<\/strong>, sur sol assez humide et frais. Les r\u00e9coltes y sont souvent tr\u00e8s abondantes et int\u00e9ressantes (inocybes, entolomes, russules)&nbsp;; en particulier, un curieux foss\u00e9, sorte de d\u00e9pression longiligne, parcourt la parcelle 17 et rec\u00e8le les esp\u00e8ces les plus int\u00e9ressantes [on y acc\u00e8de, \u00e0 partir du parking de la Colonne Blanchard, par le layon qui s\u00e9pare les parcelles 23 et 24&nbsp;; ces deux parcelle \u00e9tant \u00e9galement int\u00e9ressantes, bien que perturb\u00e9es par quelques coupes et travaux forestiers r\u00e9cents, on s\u2019efforcera d\u2019atteindre le but assez rapidement]. Le second (25-26) est une secteur <strong>plant\u00e9 d\u2019\u00e9pic\u00e9as<\/strong>, relativement humide \u00e9galement&nbsp;; il est moins original mais souvent assez riche, surtout dans les parties o\u00f9 les feuillus se trouvent en m\u00e9lange avec les r\u00e9sineux et, d\u2019autre part, on y trouve assez souvent le rare <em>Pulveroboletus lignicola<\/em>.<strong><br>Parcelles 35-38, 51, 52, 31, 32 : <\/strong>Colonne Blanchard<br>Le circuit d\u00e9bute par une belle <strong>f\u00fbtaie de h\u00eatres<\/strong>, au centre de laquelle on d\u00e9couvre la colonne Blanchard.&nbsp; Apr\u00e8s la Laie du Rietz aux Anglais, on acc\u00e8de \u00e0 des parcelles constitu\u00e9es d\u2019un <strong>taillis sous-f\u00fbtaie \u00e0 dominance de h\u00eatres<\/strong>, mais avec des essences assez vari\u00e9es (ch\u00eanes, charmes, fr\u00eanes, bouleaux\u2026). Une parcelle, \u00e0 droite du layon, est constitu\u00e9e d\u2019<strong>\u00e9pic\u00e9as <\/strong><a id=\"hardelot\"><\/a>(parcelle 51). Le retour se fait au travers de taillis riches et vari\u00e9s (ch\u00eanaie-charmaie \u00e0 bouleaux, avec quelques beaux h\u00eatres), jusqu\u2019au chemin carossable (Laie de Campagne) pour acc\u00e9der \u00e0 des parcelles en <strong>taillis sous-f\u00fbtaie \u00e0 dominance de fr\u00eanes<\/strong>, assez riches \u00e9galement (parcelle 31 et 32).<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: 14pt; color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"color: #bf1e1e;\">For\u00eat domaniale d\u2019Hardelot<\/span><br><\/strong><span style=\"color: #000000;\">L<\/span><\/span>e massif couvre 618 ha, ce qui en fait le plus petit des ensembles forestiers du Boulonnais. Le climat est de type nord-atlantique et b\u00e9n\u00e9ficie de l\u2019inertie thermique de la mer, toute proche ; les pr\u00e9cipitations sont fr\u00e9quentes \u2013 pr\u00e8s de 180 jours par an en moyenne \u2013 et la pluviosit\u00e9 avoisine 800 mm\/an. L\u2019altitude du massif varie de 15 \u00e0 72 m (moyenne : 35 m) : le relief est faiblement vallonn\u00e9 et ondul\u00e9, entaill\u00e9 de quelques thalwegs, essentiellement&nbsp; \u00e0 profil en \u00ab U \u00bb. Les pentes sont douces, except\u00e9 de part et d\u2019autre des thalwegs et sur le front occidental de la for\u00eat o\u00f9 elles peuvent d\u00e9passer 30\u00b0. Un grand vallon \u00e0 fond plat, \u00e9largi dans sa partie aval, coupe en deux la for\u00eat au niveau du ruisseau de Longpr\u00e9 qui est \u00e0 l\u2019origine de ce syst\u00e8me alluvial mieux diff\u00e9renci\u00e9. D\u2019un point de vue g\u00e9ologique, ce sont les s\u00e9diments secondaires qui dominent largement, avec 40% de formations complexes (sables, calcaires et argiles) du kimm\u00e9ridgien, 40% d\u2019argiles du Wealdien et de l\u2019Aptien&nbsp;; les 20% restants sont des formations quaternaires (dunes, alluvions r\u00e9centes). Mais les formations g\u00e9ologiques ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s majoritairement couvertes par des formations quaternaires de type loess et sables argileux, dont les proportions en sables et argiles sont si variables qu\u2019elles engendrent des terrains compacts et humides ou au contraire perm\u00e9ables et frais.<br>Cette petite for\u00eat a longtemps \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9e des mycologues, comme la for\u00eat de Boulogne. C\u2019est malgr\u00e9 tout une for\u00eat de tr\u00e8s grand int\u00e9r\u00eat, en fait la plus riche de la r\u00e9gion si l\u2019on calcule le nombre moyen d\u2019esp\u00e8ces \u00e0 l\u2019hectare : on y recense actuellement environ 850 esp\u00e8ces. <br><strong>Parcelle 22 : <\/strong>secteur d\u2019\u00c9cames <br>Cette parcelle est assez difficile \u00e0 parcourir, en raison de sa structure en <strong>taillis sous futaie <\/strong>assez <strong>dense<\/strong>. Elle se compose de diverses <strong>essences feuillues<\/strong>, sur substrat <strong>marneux humide<\/strong>. Elle est particuli\u00e8rement remarquable du point de vue de sa fonge&nbsp;: elle regorge de raret\u00e9s de toutes sortes\u2026<br><strong>Parcelles 32-38&nbsp;: Chemin du Milieu \/ Est<\/strong><br>Acc\u00e8s aux secteurs int\u00e9ressants&nbsp;: 200 m du parking, par le chemin qui s\u00e9pare les parcelles 36a et 38a. <strong>Taillis sous f\u00fbtaie <\/strong>relativement dense, \u00e0 base de <strong><em>Corylus<\/em>, <em>Quercus<\/em>, <em>Alnus<\/em>, <em>Betula <\/em><\/strong>avec quelques <em>Salix<\/em>, et <strong>ch\u00eanaie-charmaie<\/strong>. Apr\u00e8s un passage plus herbeux (+ foug\u00e8res), on acc\u00e8de \u00e0 un <strong>bas-fond fangeux remarquable<\/strong>, constitu\u00e9 d\u2019une <strong>aulnaie pure \u00e0 <em>Polygonum hydropiper<\/em><\/strong>, enrichie ensuite de quelques <strong><em>Corylus<\/em>, <em>Quercus<\/em><\/strong>, etc\u2026 Ensuite, on trouve une <strong>ch\u00eanaie plus claire, m\u00e9sophile<\/strong>, un <strong>taillis de charmes<\/strong>, riche en <strong>bois mort <\/strong>au sol, avec <strong>quelques h\u00eatres <\/strong>(<em>Fagus<\/em>), <strong>noisetiers <\/strong>(<em>Corylus<\/em>). Le chemin du retour est d\u2019abord (route) bord\u00e9 d\u2019un <strong>manteau \u00e0 fusain <\/strong>(<em>Evonymus<\/em>), <strong>aub\u00e9pines <\/strong>(<em>Crataegus<\/em>) et de quelques tr\u00e8s beaux arbres puis (chemin) \u00e9volue <strong>sur substrat sableux<\/strong>, avec des <strong>endroits humides<\/strong>, des <strong>d\u00e9p\u00f4ts de sciure<\/strong>, des <strong>charbonni\u00e8res<\/strong>\u2026<br><strong>Parcelles 47, 49, 51, 53, 55, 57<\/strong><strong> : <\/strong>Chemin du Milieu \/ Ouest<br>Ce secteur est vari\u00e9, du point de vue des biotopes. Un chemin s\u2019enfonce dans une partie constitu\u00e9e de <strong>feuillus m\u00eal\u00e9s <\/strong>et atteint une parcelle enr\u00e9sin\u00e9e (<strong>\u00e9pic\u00e9as<\/strong>). On rejoint ensuite une belle <strong>f\u00fbtaie de h\u00eatres<\/strong>, environn\u00e9e de divers taillis de feuillus m\u00eal\u00e9s de charmes, en particulier, avec des <strong>secteurs tr\u00e8s humides<\/strong>, avec des <strong>aulnaies mar\u00e9cageuses<\/strong>. Le sol est en partie sableux, ce qui augmente la diversit\u00e9 des habitats dans ce secteur. On regagne la D119 par un <strong>chemin sur sable<\/strong>, avec des biotopes <a id=\"dames\"><\/a>humides en contrebas. Apr\u00e8s avoir travers\u00e9 la d\u00e9partementale, on continuera par un autre <strong>chemin l\u00e9g\u00e8rement nitrophile<\/strong>, riche en esp\u00e8ces int\u00e9ressantes (l\u00e9piotes). Le retour emprunte des taillis <strong>argilo-calcaires humides <\/strong>\u00e0 boueux, parsem\u00e9 de m\u00e9gaphorbiaies et <strong>magno-cari\u00e7aies<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Bois des Dames \u2013 Bruay-la-Buissi\u00e8re<\/span><\/strong><\/span><br>Le Bois des Dames s\u2019\u00e9tend sur 350 ha et se situe dans la partie occidentale du bassin minier, sur les marges du haut-pays d\u2019Artois. Il est situ\u00e9 sur une butte tertiaire argilo-sableuse, dont les d\u00e9p\u00f4ts s\u00e9dimentaires (sables d\u2019Ostricourt et argiles d\u2019Orchies) ont fait l\u2019objet de diff\u00e9rentes exploitations, sous forme de carri\u00e8res. D\u2019autre part, la compagnie des Mines de Bruay-en-Artois l\u2019a autrefois utilis\u00e9 pour stocker les rejets de l\u2019exploitation mini\u00e8re&nbsp;: les terrils situ\u00e9s \u00e0 sa p\u00e9riph\u00e9rie ont \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9s de 1935 \u00e0 1960 et contribuent \u00e9galement aux reliefs de ce bois. Le climat est d\u2019influence oc\u00e9anique (temp\u00e9ratures moyennes&nbsp;: 9-16 \u00b0C&nbsp;; pluviosit\u00e9&nbsp;: 900 mm\/an&nbsp;; humidit\u00e9 relative&nbsp;: 83%). Des types de sols diff\u00e9rents se rencontrent sur le site : sur le plateau et les hauts de pentes, on trouve un sol \u00e0 tendance podzolique (acide), avec une couverture humique de type moder&nbsp;; dans les bas de pentes et les zones p\u00e9riph\u00e9riques, le sol est brun, plus ou moins lessiv\u00e9, avec une couverture humique de type mull. En cons\u00e9quence, on trouve diff\u00e9rents types de peuplements v\u00e9g\u00e9taux&nbsp;: sur sol acide des clairi\u00e8res \u00e0 callunes forment un <strong>lande s\u00e8che <\/strong>colonis\u00e9e par une <strong>b\u00e9tulaie<\/strong>, des <strong>landes \u00e0 ajoncs<\/strong>, des <strong>ch\u00eanaies <\/strong>et des parcelles \u00e0 bouleaux ou \u00e0 <strong>ch\u00e2taigniers<\/strong>, quelques h\u00eatres et quelques <strong>pins sylvestres<\/strong>, des parcelles plus humides \u00e0 <strong>sphaignes et callunes&nbsp;<\/strong>; dans les bas de pentes, on trouvera une <strong>ch\u00eanaie-charmaie <\/strong>riche en merisiers, fr\u00eanes, noisetiers, sycomores, des <strong>aulnaies <\/strong>et des <strong>saulaies <\/strong>dans les secteurs les plus humides. Le terril lui <a id=\"pinchon\"><\/a>m\u00eame est \u00e9videmment tr\u00e8s int\u00e9ressant \u00e9galement&nbsp;: il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment am\u00e9nag\u00e9 et on y parcourra des <strong>pelouses sur schistes <\/strong>\u00e9tendues. Derri\u00e8re le terril se trouve la parcelle la plus int\u00e9ressante&nbsp;: le <strong>bouleau <\/strong>y est l\u2019essence pionni\u00e8re typique de ces milieux, o\u00f9 prolif\u00e8rent les champignons sp\u00e9cifiques de terrils, et des zones humides y sont \u00e9galement peupl\u00e9es de <strong>m\u00e9gaphorbiaies<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span style=\"font-size: 14pt; color: #bf1e1e;\">Terril de Pinchonvalles \u2013 Avion<\/span><\/strong><br>Situ\u00e9 sur le territoire d\u2019Avion (62), le terril des cr\u00eates de Pinchonvalles s\u2019\u00e9tend sur une superficie de 75 ha&nbsp;; c\u2019est le deuxi\u00e8me terril d\u2019Europe par la surface occup\u00e9e. Ses 37 millions de m<sup>3<\/sup> de schistes et de gr\u00e8s se sont accumul\u00e9s sur trois niveaux&nbsp;: 1) une plate-forme inf\u00e9rieure (premiers d\u00e9p\u00f4ts vers 1942), ne d\u00e9passant pas 35 m d\u2019altitude&nbsp;; 2) un niveau interm\u00e9diaire, entre 35 et 84 m&nbsp;; 3) un niveau sup\u00e9rieur avec un plateau culminant \u00e0 119 m, sur lequel les derniers d\u00e9p\u00f4ts datent de 1977. Sur ces diff\u00e9rents \u00e9tages, la v\u00e9g\u00e9tation spontan\u00e9e a repris ses droits (le niveau inf\u00e9rieur a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 \u00e0 la nature depuis plus de 50 ans) et, actuellement, tous les stades classiques de la dynamique v\u00e9g\u00e9tale des terrils sont pr\u00e9sents sur le site. Malgr\u00e9 un arr\u00eat\u00e9 de biotope en 1992, la gestion du terril est actuellement assez d\u00e9faillante et certains types de v\u00e9g\u00e9tations y connaissent une r\u00e9gression inqui\u00e9tante. On y trouve des groupements pionniers, apparent\u00e9s aux <strong>pierriers <\/strong>alpins, ave <em>Rumex scutatus<\/em> (en r\u00e9gression actuellement), des <strong>b\u00e9tulaies et des saulaies pionni\u00e8res<\/strong>, des <strong>friches pionni\u00e8res <\/strong>\u00e0 m\u00e9lilot (<em>Melilotus alba<\/em>) et vip\u00e9rine (<em>Echium vulgare<\/em>), des pelouses \u00e0 <em>Vulpia myuros<\/em>, des <strong>friches de substitution <\/strong>\u00e0 \u00e9pilobe en \u00e9pi (<em>Epilobium angustifolium<\/em>) ou \u00e0 <em>Calamagrostis epigeios<\/em>, des <strong>pelouses rases <\/strong>\u00e0 piloselle (<em>Hieracium pilosella<\/em>), p\u00e2turin comprim\u00e9 (<em>Poa compressa<\/em>) et achill\u00e9e millefeuille (<em>Achillea millefolium<\/em>), riches en mousses et lichens, des <strong><a id=\"frieux\"><\/a>fourr\u00e9s <\/strong>\u00e0 prunelliers (<em>Prunus spinosa<\/em>), \u00e9glantiers (<em>Rosa spp.<\/em>) et autres arbustes, une <strong>saulaie <\/strong>\u00e0 tussilages, et tous les stades dynamiques conduisant \u00e0 une <strong>for\u00eat de fr\u00eanes, \u00e9rables, bouleaux, cerisiers, ch\u00eanes<\/strong>\u2026 Du haut du terril, on d\u00e9couvre un splendide panorama s\u2019\u00e9tendant sur les environs et le bassin minier et jusqu\u2019aux collines de l\u2019Artois.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: 14pt; color: #bf1e1e;\"><strong>Dunes du Mont Saint-Frieux &#8211; Dannes <\/strong><\/span><br>Le site du Mont Saint-Frieux est situ\u00e9 \u00e0 la limite entre le Haut-Boulonnais (auquel appartient le mont lui-m\u00eame) et la plaine maritime picarde qui s\u2019\u00e9tend, vers le sud, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019estuaire de la Somme. Sa superficie totale est de 1226 ha. En fait, la ma\u00eetrise fonci\u00e8re publique (Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres et D\u00e9partement du Pas-de-Calais) concerne un domaine de 552 ha. La gestion en est confi\u00e9e \u00e0 la ville de Dannes, qui b\u00e9n\u00e9ficie de l\u2019aide technique d\u2019EDEN 62. Sur ce site, les dunes sont des dunes picardes caract\u00e9ristiques par leur \u00e9tendue d\u2019ouest en est (3 km). L\u2019originalit\u00e9 \u00e9cologique du site r\u00e9side notamment dans le contact du sable plaqu\u00e9 sur la craie du Mont Saint-Frieux et par la naissance de nombreuses sources au pied de ce dernier, engendrant des ruisseaux au c\u0153ur m\u00eame des dunes. Ce site est extr\u00eamement riche du point de vue faunistique, floristique et phytocoenotique&nbsp;: la v\u00e9g\u00e9tation s\u2019\u00e9tage des <strong>laisses de hautes-mers <\/strong>aux <strong>pelouses calcicoles <\/strong>du sommet du mont (152 m), en passant par l\u2019ensemble des groupements dunaires, tant de la s\u00e9rie s\u00e8che (<strong>dune blanche<\/strong>, <strong>dune grise<\/strong>, <strong>fourr\u00e9s dunaires secs<\/strong>\u2026), que de la s\u00e9rie humide (<strong>pannes dunaires <\/strong>et <strong>vall\u00e9es humides<\/strong> occup\u00e9es par divers <strong>boisements hygrophiles<\/strong>), aliment\u00e9e par un r\u00e9seau hydrologique complexe (nappe d\u2019eau douce provenant des parties hautes du mont, nappe phr\u00e9atique superficielle affleurant dans les niveaux les plus bas, ruisseaux temporaires aliment\u00e9s par les eaux de la nappe de la craie\u2026) et par divers gradients remarquables, par exemple, d\u2019un point de vie \u00e9daphique, de la craie \u00e0 des <a id=\"merli\"><\/a>sables d\u00e9calcifi\u00e9s. Des boisements artificiels apportent aussi un compl\u00e9ment de diversit\u00e9 biologique (<strong>pins et peupliers<\/strong>). La gestion actuelle de certains secteurs dunaires met en jeu un <strong>p\u00e2turage <\/strong>par des races rustiques de <strong>bovins<\/strong>. L\u00e0 encore, la diversit\u00e9 de l\u2019ensemble b\u00e9n\u00e9ficie de cette particularit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: 14pt; color: #bf1e1e;\"><strong>R\u00e9serve Biologique Domaniale de Merlimont&nbsp; <\/strong><span style=\"font-size: 12pt;\">[O.N.F.]<\/span><\/span><br>La dune domaniale de la C\u00f4te d\u2019Opale est situ\u00e9e sur le territoire de Merlimont et a \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9e en R\u00e9serve Biologique Domaniale en mai 1985. Sa gestion a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 l\u2019O.N.F. Elle couvre un peu plus de 450 ha et s\u2019\u00e9tend du front de mer vers l\u2019int\u00e9rieur des terres, sur une profondeur d\u2019environ 3 km. Le climat y est fortement marqu\u00e9 par l\u2019influence maritime ; les gel\u00e9es y sont rares ; la pluviosit\u00e9 moyenne est de 750 mm par an et l\u2019humidit\u00e9 relative de l\u2019air est toujours \u00e9lev\u00e9e (plus de 80%). La topographie dunaire induit aussi des effets microclimatiques importants. C\u2019est un tr\u00e8s bel exemple de dunes de morphologie picarde, avec une plaine interdunaire occup\u00e9e par des habitats de haute valeur patrimoniale, situ\u00e9e entre les dunes vives (20-30 m de haut), pr\u00e8s du trait de c\u00f4te (ce cordon est souvent d\u00e9doubl\u00e9 en dune bordi\u00e8re et dune littorale interne) et un ancien cordon dunaire interne (culminant \u00e0 plus de 40 m de haut). Des syst\u00e8mes de \u00ab pannes \u00bb humides, bien d\u00e9velopp\u00e9s, sont particuli\u00e8rement int\u00e9ressants. Les sols sont pauvres, les humus (dans la partie bois\u00e9e) de type moder et des zones importantes sont inond\u00e9es une partie de l\u2019ann\u00e9e (surtout en hiver). <a id=\"authie\"><\/a>Tous les habitats dunaires de la r\u00e9gion Nord \u2013 Pas-de-Calais y sont repr\u00e9sent\u00e9s, tant au niveau de la x\u00e9ros\u00e8re (s\u00e9rie x\u00e9rophile) que de l\u2019hygros\u00e8re (s\u00e9rie hygrophile).<br>Les champignons y sont particuli\u00e8rement int\u00e9ressants et abondants. <strong>On y conna\u00eet pour le moment plus de 500 esp\u00e8ces<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><span style=\"font-size: 14pt; color: #bf1e1e;\">Dunes de la baie d\u2019Authie<\/span>&nbsp; <\/strong><span style=\"color: #bf1e1e;\">[EDEN 62]<\/span><br>Ce site se trouve \u00e0 l\u2019extr\u00eame sud du d\u00e9partement du Pas-de-Calais, sur les communes de Berck et Groffliers&nbsp;; il est propri\u00e9t\u00e9 du Conservatoire du littoral et des Rivages Lacustres. Sa superficie est de 119 ha. Il s\u2019agit d\u2019un syst\u00e8me de dunes proches de l\u2019estuaire de l\u2019Authie, dont l\u2019origine vient du colmatage, \u00e0 l\u2019Holoc\u00e8ne, des r\u00e9gions basses qui constituent actuellement le plaine maritime picarde. Une assez grande partie du site est constitu\u00e9 de <strong>dunes plus ou moins mobiles&nbsp;<\/strong>; on n\u2019y rencontre assez peu d\u2019habitats appartenant aux syst\u00e8mes de pannes humides (quelques fourr\u00e9s alluviaux humides, une petite tourbi\u00e8re alcaline). Il s\u2019agira donc plut\u00f4t de <strong>dunes embryonnaires<\/strong>, de <strong>dunes blanches<\/strong>, de pelouses de la <strong>dune noire<\/strong>, de <strong>fourr\u00e9s <\/strong>dunaires (argousiers, sureaux, tro\u00ebnes, etc.) et d\u2019une partie bois\u00e9e, surtout plant\u00e9e artificiellement de <strong>peupliers<\/strong>, d\u2019<strong>aulnes blancs <\/strong>(<em>Alnus incana<\/em>) ou de conif\u00e8res (surtout <strong>pins laricio<\/strong>), bien que quelques secteurs soient naturels (<strong>ormaies, aulnaies<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Dunes de la Slack<\/span>&nbsp; <\/strong>[EDEN 62] <br><\/span>Le site des dunes de la Slack est situ\u00e9 essentiellement sur la commune de Wimereux et couvre environ 188 ha&nbsp;; il appartient au Conservatoire du littoral et des Rivages Lacustres et est g\u00e9r\u00e9 par EDEN 62. La Slack, petite rivi\u00e8re c\u00f4ti\u00e8re au cours d\u2019une vingtaine de kilom\u00e8tres, limite le site au nord, par une grande dune mobile. Le massif dunaire lui-m\u00eame est coup\u00e9 en deux par la D940&nbsp;: \u00e0 l\u2019ouest, les dunes sont soumises \u00e0 une forte influence \u00e9olienne et sont r\u00e9guli\u00e8rement stabilis\u00e9es par la <strong>plantation d\u2019oyats&nbsp;<\/strong>; \u00e0 l\u2019est, elles sont plus v\u00e9g\u00e9talis\u00e9es et pr\u00e9sentent une belle diversit\u00e9 d\u2019habitats dunaires, tant de la x\u00e9ros\u00e8re (<strong>dunes blanches<\/strong>, <strong>fourr\u00e9s \u00e0 argousiers<\/strong>, pin\u00e8des s\u00e8ches) que de l\u2019hygros\u00e8re (8 <strong>pannes humides <\/strong>sont d\u00e9nombr\u00e9es, chacune pr\u00e9sentant des particularit\u00e9s g\u00e9o-morphologiques et floristiques). <a id=\"oye\"><\/a>Outre les dunes, le site comprend \u00e9galement la Pointe aux Oies, falaise rocheuse compos\u00e9e de gr\u00e8s argileux et de bancs argilo-calcaires et surmont\u00e9e d\u2019une belle <strong>pelouse rase \u00e0 <em>Armeria maritima<\/em><\/strong>. Ce site est parcouru par un agr\u00e9able sentier de promenade et permet de d\u00e9couvrir le milieu dunaire, aux portes d\u2019Ambleteuse, sans difficult\u00e9 particuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Dunes du Platier d\u2019Oye \u2013 Oye-Plage<\/span>&nbsp; <\/strong>[EDEN 62] <\/span><br>La r\u00e9serve naturelle du Platier d\u2019Oye se situe sur le littoral du Pas-de-Calais et marque la bordure de la plaine maritime flamande. Elle couvre 391 ha, dont 141 ha seulement sont terrestres (le reste de la r\u00e9serve s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019aux laisses de basse-mer et appartient au Domaine Public Maritime) et qui appartiennent au Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres. Cette partie terrestre est bord\u00e9e, vers la plage, d\u2019un cordon dunaire (15 m de haut au maximum) au del\u00e0 duquel se trouvent des prairies humides arri\u00e8re-littorales, formant le seul exemple r\u00e9gional de <strong>polder pratiquement naturel <\/strong>(altitude maximale&nbsp;: 3 m). L\u2019int\u00e9r\u00eat majeur de la r\u00e9serve r\u00e9side dans la juxtaposition de milieux diff\u00e9rents et dans l\u2019existence de gradients \u00e9cologiques vis-\u00e0-vis de l\u2019humidit\u00e9 et de la salinit\u00e9. Le climat est oc\u00e9anique (faible amplitude thermique et temp\u00e9ratures douces)&nbsp;; les pr\u00e9cipitations atteignent 655 mm par an. On y trouvera des <strong>dunes embryonnaires<\/strong>, des <strong>dunes blanches<\/strong>, des <strong>dunes fix\u00e9es<\/strong>, des <strong>fourr\u00e9s<\/strong>, des <strong><a id=\"marck\"><\/a>pelouses rases<\/strong>, un syst\u00e8me pold\u00e9rien (<strong>prairies humides<\/strong>), un syst\u00e8me estuarien (<strong>pr\u00e9s-sal\u00e9s <\/strong>\u00e0 spartines et \u00e0 salicornes)&nbsp;; des <strong>m\u00e9gaphorbiaies<\/strong>, des <strong>prairies m\u00e9sophiles <\/strong>et des formations mar\u00e9cageuses compl\u00e8tent les habitats du site.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Site Naturel du Fort-Vert \u2013 Marck<\/span>&nbsp; <\/strong>[EDEN 62]<br><\/span>Ce site, dont le nom d\u00e9rive d\u2019un des Forts construits par Vauban pour assurer la d\u00e9fense du port de Calais (1696), b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un arr\u00eat\u00e9 de biotope (1982). Globalement, il couvre 1270 ha, mais seuls 99 ha sont propri\u00e9t\u00e9 du d\u00e9partement du Pas-de-Calais et g\u00e9r\u00e9s par EDEN 62. Il r\u00e9unit un ensemble de milieux tr\u00e8s typiques des \u00ab&nbsp;Pays-Bas&nbsp;\u00bb de la mer du Nord&nbsp;: estran immense, d\u00e9couvert \u00e0 mar\u00e9e basse&nbsp;; plage&nbsp;; pr\u00e9s sal\u00e9s&nbsp;; dunes basses&nbsp;; mares et pannes saum\u00e2tres&nbsp;; marais d\u2019eau douce&nbsp;; dunes anciennes d\u00e9calcifi\u00e9es&nbsp;; polders. Deux digues de terre des XVII\u00e8me et XVIII\u00e8me si\u00e8cles s\u00e9parent le cordon dunaire fossile des dunes plus r\u00e9centes. Elles sont parmi les derni\u00e8res \u00e0 subsister dans la r\u00e9gion et, avec le syst\u00e8me de drainage particulier des \u00ab&nbsp;watergangs&nbsp;\u00bb, illustrent parfaitement le r\u00f4le qu\u2019ont jou\u00e9 les hommes dans l\u2019\u00e9dification de la Flandre maritime. Le climat est oc\u00e9anique pur, avec des \u00e9t\u00e9s frais et des hivers relativement doux. Les substrats se composent d\u2019argiles (polders) et de sables argileux (prairies humides) d\u2019une <a id=\"nez\"><\/a>part et de d\u00e9p\u00f4ts sableux plus r\u00e9cents (cordon dunaire). On y trouvera des <strong>dunes embryonnaires<\/strong>, des <strong>dunes blanches<\/strong>, des <strong>dunes fix\u00e9es<\/strong>, des <strong>fourr\u00e9s d\u2019argousiers<\/strong>, des <strong>prairies humides<\/strong> et <strong>m\u00e9gaphorbiaies<\/strong>, avec quelques secteurs halophiles aux eaux saum\u00e2tres.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Dune d\u2019Aval \u2013 Wissant&nbsp;<\/span> <\/strong>[EDEN 62]<\/span><br>Outre la dune d\u2019Aval, l\u2019espace naturel sensible de la baie de Wissant comprend \u00e9galement 1) d\u2019autres dunes qui la jouxtent et qui forment une vaste poche sableuse entre les deux promontoires que constituent le Cap Gris-Nez au sud et le Cap Blanc-Nez au nord, 2) une partie du marais de Tardinghen et 3) la Motte du Bourg, falaise morte (38 m) sur le territoire de cette m\u00eame commune. C\u2019est donc un ensemble ench\u00e2ss\u00e9 au sein d\u2019un des joyaux du paysage r\u00e9gional, le site des Deux Caps (class\u00e9 comme grand site national). La dune d\u2019Aval, au sud de Wissant, est propri\u00e9t\u00e9 du Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres mais le statut foncier de l\u2019ensemble du massif est complexe. Son \u00e9dification est r\u00e9cente (alors que la dune d\u2019Amont, au nord de la commune, est plus ancienne), post\u00e9rieure \u00e0 l\u2019\u00e9poque gallo-romaine, et elle a compl\u00e8tement ruin\u00e9 le tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre port de Wissant. Elle ne s\u2019enfonce que de 350 m vers l\u2019int\u00e9rieur des terres et culmine \u00e0 35 m. Elle abrite une v\u00e9g\u00e9tation littorale caract\u00e9ristique, repr\u00e9sentant divers habitats de la x\u00e9ros\u00e8re (s\u00e9rie s\u00e8che)&nbsp;: <strong>dune embryonnaire<\/strong>, <strong>dune blanche<\/strong>, <strong>dune noire<\/strong>, <strong>fourr\u00e9s \u00e0 argousiers<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Cap Blanc-Nez<\/span>&nbsp; <\/strong>[EDEN 62]<br><\/span>Le Cap Blanc-nez constitue la limite entre le Boulonnais et le Calaisis. Il se situe \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 d\u2019un escarpement plus ou moins perpendiculaire \u00e0 la c\u00f4te actuelle, repr\u00e9sentant une ancienne ligne de rivage, datant du quaternaire (on y distingue plusieurs \u00ab&nbsp;mottes&nbsp;\u00bb, de l\u2019int\u00e9rieur vers le cap&nbsp;: Mont Fouret, Mont Vasseur, Mont Saint-Martin, Les Noires Mottes, Mont Hubert, puis le Cap lui-m\u00eame). Le cap proprement dit est haut de 134 m et constitue <strong>un des plus beaux paysages de la r\u00e9gion<\/strong>. Une partie du site est actuellement la propri\u00e9t\u00e9 du Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres&nbsp;; elle est g\u00e9r\u00e9e par EDEN 62 et se trouvent principalement sur le Mont Hubert. L\u2019int\u00e9r\u00eat naturaliste du site r\u00e9side dans ses <strong>pelouses sur calcaire<\/strong>, tout \u00e0 fait exceptionnelles sur le plan botanique, en grande partie en raison de la <strong>situation maritime <\/strong>et des conditions climatiques originales. Des <strong>fourr\u00e9s calcicoles<\/strong>, des <strong>arrh\u00e9nat\u00e9raies <\/strong>et m\u00eame quelques petits bosquets peuvent \u00eatre explor\u00e9s dans le secteur.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Cap Gris-Nez<\/span>&nbsp; <\/strong>[EDEN 62]<\/span><br>Plus embl\u00e9matique que le Blanc-Nez peut-\u00eatre, par l\u2019angle qu\u2019il impose \u00e0 la silhouette de la France, le cap Gris-Nez est beaucoup moins \u00e9lev\u00e9 que ce dernier (45 m) et aussi, il faut bien le dire, moins beau\u2026&nbsp;Il est fait de gr\u00e8s, d\u2019argile et de calcaire (son nom vient de son aspect plus sombre). L\u2019int\u00e9r\u00eat paysager du point de vue que l\u2019on y d\u00e9couvre est cependant de premi\u00e8re importance (vues sur Boulogne vers le sud et sur le Cap Blanc-Nez vers le nord). Les pelouses qui le recouvrent sont fortement pi\u00e9tin\u00e9es mais il est possible de trouver quelques secteurs int\u00e9ressants, d\u2019un point de vue naturaliste. Le gazon d\u2019Olympe (<em>Armeria maritima<\/em>) est la plante typique de ces milieux.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">R\u00e9serve Naturelle de la Canche \u2013 \u00c9taples<\/span>&nbsp; <\/strong>[EDEN 62]<br><\/span>La r\u00e9serve naturelle de la Canche couvre 505 ha et se situe sur les communes d\u2019\u00c9taples, Camiers et Lefaux. Son altitude varie de 0 \u00e0 98 m. Le climat y est oc\u00e9anique. Les formations sableuses superficielles masquent presque compl\u00e8tement le substratum calcaire. Elle est constitu\u00e9e de vastes dunes littorales bordant l\u2019estuaire de la Canche avec des milieux naturels vari\u00e9s&nbsp;: slikke et schorre (trop halophiles pour les champignons sup\u00e9rieurs) et tous les milieux repr\u00e9sentatifs de la dune s\u00e8che (<strong>dune embryonnaire <\/strong>et <strong>dune blanche<\/strong>, pelouses de la <strong>dune noire<\/strong>, <strong>fourr\u00e9s \u00e0 argousiers<\/strong>, diff\u00e9rents types de boisements \u2013 pins maritimes) et de la dune humide (<strong>fourr\u00e9s \u00e0 saules des dunes<\/strong>, <strong>d\u00e9pressions humides interdunaires<\/strong>, roseli\u00e8res, <a id=\"amble\"><\/a>magnocari\u00e7aies et <strong>m\u00e9gaphorbiaies <\/strong>diverses, <strong>saulaies mar\u00e9cageuses<\/strong>, etc.), dans un contexte souvent <strong>nettement calcaire<\/strong> (pH 8 \u00e0 8,5). Des dunes plaqu\u00e9es sur une ancienne falaise sont assez remarquables et originales. D\u2019un point de vue cartographique, la limite entre les mailles 2105A24 (\u00e0 l\u2019ouest) et 2105B13 (\u00e0 l\u2019est) est constitu\u00e9e <em>grosso modo <\/em>par la voie de chemin de fer.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Pr\u00e9 communal d\u2019Ambleteuse<\/span>&nbsp; <\/strong>[PNR]<br><\/span>Le Pr\u00e9 communal d\u2019Ambleteuse, repr\u00e9sente le dernier exemple significatif et \u00e9tendu de <strong>dunes d\u00e9calcifi\u00e9es <\/strong>datant du Flandrien qui subsiste sur le littoral fran\u00e7ais. Ce terrain communal, donn\u00e9 au Moyen-\u00c2ge par le comte de Boulogne aux habitats d\u2019Ambleteuse, a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 en R\u00e9serve Naturelle Volontaire le 19 d\u00e9cembre 1991. Le maintien d\u2019un p\u00e2turage extensif mill\u00e9naire, associ\u00e9 \u00e0 des conditions topographiques et hydrologiques extr\u00eamement complexes ont engendr\u00e9 une richesse et une originalit\u00e9 extraordinaires de la flore et des habitats. Sur 63 hectares, la r\u00e9serve abrite pr\u00e8s de 350 esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales, soit pr\u00e8s du tiers des esp\u00e8ces pr\u00e9sentes dans la r\u00e9gion Nord \u2013 Pas-de-Calais. Le Pr\u00e9 communal d\u2019Ambleteuse est g\u00e9r\u00e9 conjointement par la commune et le Parc Naturel R\u00e9gional des Caps et Marais d\u2019Opale, ave l\u2019aide d\u2019un Comit\u00e9 Consultatif de Gestion. Le site a connu des \u00e9volutions importantes depuis 50 ans. L\u2019envahissement par l\u2019Ajonc d\u2019Europe est le ph\u00e9nom\u00e8ne le plus marquant. Il r\u00e9sulte d\u2019une combinaison de plusieurs ph\u00e9nom\u00e8nes&nbsp;: apparition de la myxomatose en 1953, qui a d\u00e9cim\u00e9 les populations de lapins dont l\u2019action \u00e9tait importante pour le milieu&nbsp;; sous-p\u00e2turage pratiqu\u00e9 pendant plusieurs ann\u00e9es\u2026 Une pratique tr\u00e8s courante autrefois mais aujourd\u2019hui \u00e0 l\u2019abandon consistait \u00e0 \u00ab&nbsp;aller \u00e0 la tige&nbsp;\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 couper les ajoncs pour s\u2019en servir de combustible. L\u2019objectif actuel de gestion est la restauration des pelouses, qui constituent les groupements v\u00e9g\u00e9taux de plus grande valeur patrimoniale. Plusieurs techniques de d\u00e9broussaillement des secteurs denses d\u2019ajoncs ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9es selon la morphologie du terrain&nbsp;: arrachage, coupe manuelle ou <a id=\"sorrus1\"><\/a>m\u00e9canis\u00e9e, gyrobroyage\u2026 Une trentaine de bovins appartenant \u00e0 deux \u00e9leveurs p\u00e2turent sur le site. Celui-ci n\u2019est pas ouvert au public mais, chaque ann\u00e9e de nombreux scientifiques et naturalistes fran\u00e7ais et \u00e9trangers demandent une autorisation de visite pour prospecter ce site, traduisant ainsi son int\u00e9r\u00eat biologique exceptionnel.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Sorrus \u2013 Le Communal <\/strong><\/span><a href=\"http:\/\/www.citoyen-de-la-nature.fr\/decouvrez-le-communal-de-sorrus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span style=\"text-decoration: underline;\">[<strong>CSN<\/strong>]<\/span><\/a><strong> ,<\/strong> <span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>les bois de la Bruy\u00e8re<\/strong><\/span><br \/><\/span><strong>Le Communal<\/strong> de Sorrus (village situ\u00e9 pr\u00e8s de Montreuil-sur-mer) est le refuge d\u2019un des derniers ensembles de landes nord-atlantiques dans le Nord \u2013 Pas-de-Calais. Il couvre environs 20ha et repose sur une butte tertiaire, isol\u00e9e au sein d\u2019une r\u00e9gion crayeuse recouverte d\u2019argiles \u00e0 silex et de limons des plateaux. Les sols y sont tr\u00e8s oligotrophes et ont permis l\u2019installation d\u2019une lande, autrefois exploit\u00e9e, en particulier pour l\u2019industrie de la poterie puis pour le p\u00e2turage et ensuite abandonn\u00e9e pour diverses raisons historiques. La gestion actuelle vise \u00e0 conserver l\u2019\u00e9quilibre entre la lande et les groupements forestiers qui l\u2019envahissaient rapidement. On peut y observer actuellement, outre des <strong>bois oligotrophes<\/strong>, certes int\u00e9ressants pour le mycologue, des milieux de tr\u00e8s haute valeur patrimoniale\u00a0: <strong>lande r\u00e9lictuelle<\/strong>, <strong>prairies humides<\/strong>, <strong>taillis \u00e0 ajoncs<\/strong>, <strong>mares<\/strong>. La fonge y est remarquable est tr\u00e8s diversifi\u00e9e<br \/><strong>Le bois de la Bruy\u00e8re<\/strong>, propri\u00e9t\u00e9 de la famille MOTTE depuis 1928, s&rsquo;\u00e9tend autour du parc d&rsquo;un ancien ch\u00e2teau du m\u00eame nom d\u00e9truit lors de la derni\u00e8re guerre et reb\u00e2tie sous le nom \u00ab\u00a0La maison blanche\u00a0\u00bb . La superficie du bois de la Bruy\u00e8re est de 67 hectares. Vous trouverez de plus amples informations dans le bulletin 95-96 (2014) de la SMNF<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Saint-Josse \u2013 Landes du Moulinel<\/span>&nbsp; <\/strong><a href=\"https:\/\/inpn.mnhn.fr\/zone\/znieff\/310007247\/tab\/commentaires\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span style=\"text-decoration: underline;\">[<strong>CSN<\/strong>]<\/span><\/a><\/span><br>Les landes du Moulinel couvrent 4 ha et se situent au c\u0153ur du massif forestier de Sorrus \u2013 Saint-Josse \u2013 La Caloterie. Elles couvrent une butte tertiaire, compos\u00e9e de lits altern\u00e9s de sables et d\u2019argiles, \u00e0 une altitude de 40-45 m. La zone la plus basse, \u00e0 l\u2019ouest, est la plus humide, avec quelques mares. Il s\u2019agit d\u2019une des derni\u00e8res <strong>landes <\/strong>nord atlantiques de la r\u00e9gion Nord \u2013 Pas-de-Calais. Les secteurs peupl\u00e9s de <strong>bruy\u00e8res <\/strong>(divers types de landes sont encore repr\u00e9sent\u00e9s&nbsp;:<strong> lande m\u00e9sophile \u00e0 callune ou \u00e0 molinie, lande humide \u00e0 <em>Erica tetralix<\/em>, lande humide \u00e0 sphaignes<\/strong>) ont \u00e9t\u00e9 colonis\u00e9s par les <strong>bouleaux <\/strong>et la <strong>molinie<\/strong>, par suite de l\u2019abandon des techniques de p\u00e2turage et d\u2019\u00e9tr\u00e9page. On y trouve \u00e9galement une <strong>pin\u00e8de <a id=\"maraisgr\"><\/a>ancienne<\/strong>, une <strong>ch\u00eanaie-b\u00e9tulaie<\/strong> et une <strong>ch\u00eanaie-charmaie<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Saint-Josse \u2013 Le Communal<\/span>&nbsp; <\/strong><a href=\"https:\/\/inpn.mnhn.fr\/zone\/znieff\/310007247\/tab\/commentaires\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span style=\"text-decoration: underline;\">[<strong>CSN<\/strong>]<\/span><\/a><br><\/span>Le communal de Saint-Josse, tr\u00e8s proche g\u00e9ographiquement du site pr\u00e9c\u00e9dent (landes du Moulinel), couvre 12,5 ha et s\u2019int\u00e8gre au m\u00eame ensemble naturel. Il&nbsp; regroupe des habitats naturels remarquables&nbsp;: <strong>landes s\u00e8ches<\/strong>, <strong>vieilles ch\u00eanaies acidophiles<\/strong>, une <strong>h\u00eatraie \u00e0 houx<\/strong>, etc.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Auchy-l\u00e8s-Hesdin \u2013 Marais de la Grenouill\u00e8re <\/strong><\/span>[CSN]<br><\/span>Le Marais de la Grenouill\u00e8re s\u2019int\u00e8gre dans un ensemble de milieux alluviaux et couvre 16,5 ha. C\u2019est l\u2019une des derni\u00e8res zones humides fonctionnelles de la vall\u00e9e de la Ternoise. Ce marais a \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9 par l\u2019homme qui l\u2019a utilis\u00e9 de diverses mani\u00e8res (extraction de tourbe, jardins ouvriers, plantation de peupliers, mais surtout, apr\u00e8s l\u2019abandon des p\u00e2turages ancestraux, am\u00e9nagement d\u2019une d\u00e9charge et creusement d\u2019un \u00e9tang d\u2019agr\u00e9ment\u2026). Actuellement, dans le cadre d\u2019une gestion <a id=\"maraisg\"><\/a>conservatoire, on peut y observer diff\u00e9rents milieux et d\u2019habitats naturels, mosa\u00efqu\u00e9s en fonction de l\u2019hygromorphie du sol&nbsp;: <strong>roseli\u00e8res<\/strong>, <strong>cari\u00e7aies<\/strong>, <strong>prairies hygrophiles <\/strong>\u00e0 joncs et pulicaire, <strong>prairies m\u00e9so-hygrophiles <\/strong>\u00e0 <em>Arrhenaterum<\/em> et <em>Holcus mollis<\/em>, <strong>m\u00e9gaphorbiaies <\/strong>\u00e0 <em>Phragmites<\/em>, <strong>saulaie mar\u00e9cageuse<\/strong>, <strong>aulnaie mar\u00e9cageuse<\/strong>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Marais de Gu\u00eenes<\/span>&nbsp; <\/strong>[EDEN 62]<br><\/span>Objet de pratiques agricoles traditionnelles depuis le XI<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 une \u00e9poque r\u00e9cente (fauche de liti\u00e8re, p\u00e2turage extensif, extraction artisanale de tourbe), le Marais de Gu\u00eenes a \u00e9t\u00e9 ensuite plus ou moins <a id=\"wimille\"><\/a>abandonn\u00e9. La dynamique v\u00e9g\u00e9tale risquait alors de le banaliser et ce site a \u00e9t\u00e9 pris en charge par le d\u00e9partement du Pas-de-Calais. Sa gestion est assur\u00e9e par la ville de Gu\u00eenes, avec l\u2019aide technique d\u2019 EDEN 62. Les milieux naturels int\u00e9ressants sont essentiellement des tourbi\u00e8res, d\u00e9clinant sous diverses formes et variantes, <strong>m\u00e9gaphorbiaies<\/strong>, <strong>roseli\u00e8res<\/strong>, <strong>cari\u00e7aies<\/strong>, <strong>fourr\u00e9s de saules <\/strong>cendr\u00e9s, boisements d\u2019<strong>aulnes glutineux<\/strong>, de <strong>peupliers<\/strong>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Vall\u00e9e du Denacre \u2013 Wimille<br><\/span><\/strong><\/span>Ce site est assez surprenant. D\u2019un abord assez banal, il s\u2019agit d\u2019un vallon <a id=\"rombli\"><\/a>orient\u00e9 nord-sud, assez fortement encaiss\u00e9 et toujours tr\u00e8s humide. Les pentes sont souvent encombr\u00e9es de <strong>bois morts <\/strong>\u00e0 diff\u00e9rents degr\u00e9s de d\u00e9composition et le couvert est surtout constitu\u00e9 de <strong>fr\u00eanes<\/strong>, d\u2019<strong>aulnes<\/strong>, d\u2019<strong>ormes<\/strong>, etc\u2026 Le chemin d\u2019acc\u00e8s est assez rud\u00e9ralis\u00e9 et se trouve bord\u00e9 d\u2019un <strong>ourlet nitrophile <\/strong>assez int\u00e9ressant \u00e9galement. C\u2019est le paradis les <em>Pluteus <\/em>et les Cortici\u00e9s y sont \u00e0 \u00e9tudier\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Bois de Rombly \u2013 \u00c9taples<br><\/span><\/strong><\/span>Le bois de Rombly se situe sur les hauteurs d\u2019Etaples. Il abrite des habitats vari\u00e9s, certains plus ou moins anthropis\u00e9s ou artificiels, d\u2019autres plus naturels, parfois hygrophiles, voire boueux, ou au contraire x\u00e9rophiles et d\u2019affinit\u00e9 dunaire. En effet, une partie du bois est constitu\u00e9 de vieilles dunes plaqu\u00e9es sur une ancienne falaise&nbsp;; \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la constitution de cette formation, le sable avait enseveli le village de Rombly (1689). On acc\u00e8de au site par l\u2019avenue du Fayet (route de Lefaux&nbsp;; Frencq) et on y rencontre une belle <strong>f\u00fbtaie de h\u00eatres <\/strong>(avec quelques bouleaux, pins et ch\u00e2taigniers) jouxtant une <strong>f\u00fbtaie de pins Laricio <\/strong>(ces deux \u00e9l\u00e9ments tr\u00e8s pi\u00e9tin\u00e9s). Un chemin \u00e9troit (piste cavali\u00e8re) serpente ensuite dans des <strong>fourr\u00e9s sur sable<\/strong>, difficilement p\u00e9n\u00e9trables mais on acc\u00e8de ainsi \u00e0 un <strong>taillis de tr\u00e8s vieux <em><a id=\"wavrans\"><\/a>Crataegus<\/em> <\/strong>(remarquables&nbsp;!) puis \u00e0 une <strong>belle pin\u00e8de sur sable (<em>Pinus pinaster<\/em>)<\/strong>, environn\u00e9e de divers <strong>fourr\u00e9s et buissons <\/strong>plus ou moins frais ou secs. En repartant vers le nord, deux chemins sont possibles. Ils am\u00e8nent le r\u00e9colteur au travers d\u2019une <strong>vieille peupleraie <\/strong>(<em>Populus tremula<\/em>), de <strong>peuplements de noisetiers<\/strong>, et lui permettent ensuite de descendre dans un <strong>bas-fond boueux un peu rud\u00e9ralis\u00e9 souvent tr\u00e8s riche <\/strong>en esp\u00e8ces vari\u00e9es (l\u00e9piotes, inocybes, etc.).<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Pelouse calcicole d\u2019Elnes &#8211; Wavrans<\/span>&nbsp; <\/strong>[PNR]<br><\/span>Ce site est situ\u00e9 sur la moyenne vall\u00e9e de l\u2019Aa, \u00e0 proximit\u00e9 de la commune de Lumbres. La superficie de l\u2019unit\u00e9 reprise sous le terme de \u00ab&nbsp;Monts d\u2019Elnes et Wavrans\/Aa&nbsp;\u00bb est de 30 ha. Le <strong>coteau calcaire <\/strong>de Wavrans <a id=\"acquin\"><\/a>b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un classement en r\u00e9serve naturelle volontaire depuis dix ans&nbsp;; la gestion conservatoire qui y est d\u00e9velopp\u00e9e par le Parc Naturel R\u00e9gional repose sur un <strong>p\u00e2turage ovin <\/strong>extensif en plein air int\u00e9gral (bilan \u00e0 para\u00eetre en octobre 2000). Le coteau voisin d\u2019Elnes a retrouv\u00e9 le p\u00e2turage qui lui faisait d\u00e9faut \u00e0 l\u2019automne 1997, date \u00e0 laquelle un \u00e9leveur de moutons boulonnais y a implant\u00e9 une trentaine de brebis. La grande particularit\u00e9 de cette pelouse, par rapport aux autres pelouses du Parc, r\u00e9side en sa tr\u00e8s forte pente et son exposition au sud. Ce particularisme est \u00e0 l\u2019origine de la pr\u00e9sence d\u2019<strong>esp\u00e8ces <\/strong>animales et v\u00e9g\u00e9tales <strong>\u00e0 tendance m\u00e9ridionale<\/strong>. Le site pr\u00e9sente la plus belle population de <strong>gen\u00e9vriers <\/strong>(<em>Juniperus communis<\/em>) du Nord \u2013 Pas-de-Calais.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Montagne d\u2019Acquin<\/span>&nbsp; <\/strong>[PNR]<\/span><br>Il s\u2019agit pour partie d\u2019une pelouse calcicole et, pour une autre, d\u2019un boisement install\u00e9 sur de la craie. Le site, propri\u00e9t\u00e9 de la commune, est situ\u00e9 sur une vall\u00e9e en face de celle o\u00f9 se trouve le coteau d\u2019Elnes-Wavrans. Une partie du site est entretenu par un <strong>p\u00e2turage ovin<\/strong>, un autre est en <strong>friche<\/strong>. Le site poss\u00e8de un certain int\u00e9r\u00eat pour la flore avec, en particulier, la pr\u00e9sence de plusieurs esp\u00e8ces d\u2019orchid\u00e9es. L\u2019un des principaux enjeux du <a id=\"boffles\"><\/a>site se situe sous la pelouse, avec une ancienne carri\u00e8re d\u2019exploitation de la craie, qui abrite la plus belle population hivernante de Murin des marais (une chauve-souris) pour la France. La Commune et son Maire, sensibles \u00e0 cet enjeu patrimonial, ont r\u00e9cemment d\u00e9cid\u00e9, avec l\u2019aide du Parc Naturel R\u00e9gional, de demander le classement du site en r\u00e9serve naturelle.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Noeux-l\u00e8s-Auxi \u2013 Riez du Mont de Boffles <\/strong><\/span>[CSN]<\/span><br>Ce site, situ\u00e9 aux confins du Ternois, constitue un milieu naturel de valeur patrimoniale exceptionnelle. Le sol tire son origine de la p\u00e9riode Cr\u00e9tac\u00e9e, lorsque la mer recouvrait cette r\u00e9gion. Des d\u00e9p\u00f4ts de coquilles calcaires ont form\u00e9 le sol crayeux actuel. Des fissures tectoniques ont ensuite fa\u00e7onn\u00e9 des plateaux et des vall\u00e9es&nbsp;; le Riez du Mont de Boffles se situe \u00e0 l\u2019interface d\u2019une zone tabulare et d\u2019un vallon sec. Sa forte pente et son exposition sud-est cr\u00e9ent des conditions climatiques marqu\u00e9es par des temp\u00e9ratures importantes et une relative s\u00e9cheresse. Malgr\u00e9 cela, la pelouse calcaire, entretenue par l\u2019homme (en particulier par p\u00e2turage) puis abandonn\u00e9e (d\u2019o\u00f9 un risque d\u2019embroussaillage rapide) est un milieu d\u2019une richesse exceptionnelle. La gestion actuelle du coteau permet de r\u00e9habiliter et de pr\u00e9server un ensemble d\u2019habitats de grand int\u00e9r\u00eat biologique&nbsp;: <strong>pelouse calcaire<\/strong>, <strong>ourlet calcicole<\/strong> (tro\u00ebnes et prunelliers), <strong>lande \u00e0 gen\u00e9vriers<\/strong>, <strong><a id=\"pele\"><\/a>h\u00eatraie thermophile sur calcaire<\/strong>, <strong>boisements de ravins et de pente<\/strong>. La pelouse calcaire est d\u2019une incroyable richesse en orchid\u00e9es (au printemps\u2026), sans parler des esp\u00e8ces animales diverses rares et menac\u00e9es. Les mycologues y trouvent \u00e9galement leur compte, surtout \u00e0 cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Mont Pel\u00e9 \u2013 Desvres&nbsp; <\/strong><\/span>[EDEN 62]<br><\/span>Haut d\u2019environ 200 m, le Mont Pel\u00e9 est constitu\u00e9 d\u2019anciennes carri\u00e8res d\u2019exploitation des craies marneuses et des marnes turoniennes et c\u00e9nomaniennes. Leur exploitation s\u2019est arr\u00eat\u00e9e en 1979. La remise en \u00e9tat, due \u00e0 la gestion du site, a permis de restituer et de distinguer quatre unit\u00e9s topographiques distinctes&nbsp;: 1) les <strong>terrasses <\/strong>remodel\u00e9es, issues du r\u00e9am\u00e9nagement des carri\u00e8res (substrat calcaire compact avec microreliefs&nbsp;: <strong>pelouses rases <\/strong>et <strong>manteau pionnier \u00e0 saule marsault <\/strong>en partie sommitale)&nbsp;; 2) versant sud-ouest, entaill\u00e9 des voies d\u2019acc\u00e8s aux carri\u00e8res (<strong>v\u00e9g\u00e9tation calcicole <\/strong>typique de la cuesta sud du Boulonnais, \u00e9voluant vers la <strong>h\u00eatraie calcicole <\/strong>climacique)&nbsp;; 3) fosse du Culouvet (profonde d\u2019environ 45 m, elle contient la source de la L\u00e8ne, qui y cr\u00e9e des cascades incrustantes, et est compl\u00e8tement bois\u00e9e&nbsp;: <strong>saules, fr\u00eanes, sycomores<\/strong>)&nbsp;; 4) fosse sud, tr\u00e8s abrupte, avec une saulaie allant jusqu\u2019au <strong>manteau \u00e0 <a id=\"woohay\"><\/a>cornouiller sanguin <\/strong>sur le versant ouest et <strong>\u00e9boulis encore actif <\/strong>sur le versant est&nbsp;; au fond, saulaie cendr\u00e9e et \u00e0 saule marsault. Le site est partiellement g\u00e9r\u00e9 par des b\u0153ufs Highland et des moutons Boulonnais, apportant \u00e9galement un potentiel pour les champignons <strong>coprophiles<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #bf1e1e;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">R\u00e9serve Naturelle Volontaire du Woohay<\/span>&nbsp; <\/strong>[CSN] <a href=\"http:\/\/www.reserves-naturelles.org\/lostebarne-woohay\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong><span style=\"color: #008000;\">en savoir plus<\/span><\/strong><\/a><\/span><br>Le Woohay s\u2019int\u00e8gre dans une r\u00e9serve de 38 ha, regroupant des prairies humides, de petits cours d\u2019eau, des bassins de source et des bois, situ\u00e9e \u00e0 16 km de la mer (Manche), aux confins de l\u2019Artois, d\u2019origine secondaire, et du bas-pays flamand, constitu\u00e9 de d\u00e9p\u00f4ts quaternaires. Le substrat de la r\u00e9serve est argilo-tourbeux, avec des lentilles tourbeuses ; il est occup\u00e9 par des <strong>prairies acidoclines <\/strong>\u00e0 <em>Juncus acutiflorus <\/em>et \u00e0 <em>Lychnis flos-cuculi <\/em>avec, sur le haut des parcelles, des <strong>prairies m\u00e9sophiles<\/strong>. Un \u00e9cosyst\u00e8me forestier compl\u00e8te ce site, avec une <strong>ch\u00eanaie-charmaie-fr\u00eanaie <\/strong>(6 ha) et une <strong>aulnaie-fr\u00eanaie <\/strong>(1ha).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>For\u00eat domaniale de Boulogne-sur-Mer Le massif couvre 2018 ha, ce qui en fait le plus vaste ensemble forestier du Boulonnais ; malgr\u00e9 la proximit\u00e9 de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-639","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.smnf.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/639","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.smnf.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.smnf.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.smnf.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.smnf.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=639"}],"version-history":[{"count":40,"href":"https:\/\/www.smnf.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/639\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":910,"href":"https:\/\/www.smnf.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/639\/revisions\/910"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.smnf.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=639"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}